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Le blog de Christophe Lamoure

CONFERENCE DE MICHEL PUECH

 

 

 

Tarnos (40), 4 novembre 2010, Médiathèque Les Temps Modernes

La recherche de la sagesse et la philosophie contemporaine


Michel Puech

 

 

J'exprime des options personnelles, pour inviter à la discussion, et ne donne de leçons à personne.

 

L'état actuel de la philosophie

J'ai choisi cette discipline et je n'ai jamais regretté ce choix. Mais je ne me suis jamais remis d'une série de déceptions : des livres incompréhensibles, et j'ai fini par être convaincu que c'était volontaire ; des humains décevants, ne manifestant en rien que la philosophie puisse avoir une valeur humaine ; une discipline scolaire qui suscite rejet ou passion (une loi des 80% / 20%) ; une pratique d'intellectuels médiatiques plus ou moins professionnels ; un monde universitaire sclérosé par les mesquineries de tout ordre, notamment clientélisme, népotisme, manque total de moyens et d'ambitions.

Intellectuellement, j'ai l'impression que le monde académique est stérilisé par deux facteurs, contraires mais qui à eux deux occupent presque tout le champ :

1) La réduction de la philosophie à son histoire ; surtout en France ; le « prof de philo » est souvent un gardien de musée, les thèses sont des thèses d'histoire des doctrines, ou de philologie (je le sais, j'en ai fait une). Il est toujours possible de pratiquer comme dans les pays anglophones une discussion argumentée, en classe ou en TD, mais quelle inertie il faut vaincre chez les élèves français !

2) Les philosophies « analytiques » ; surtout dans les pays anglophones. C'est un courant néo-positiviste, dont le programme avait de nombreux aspects positifs et constructifs, mais qui a échoué, il faut maintenant se l'avouer, et dont le maintien dogmatique stérilise des secteurs entiers de la philosophie ; notamment la philosophie des sciences et le domaine de l'éthique appliquée – la scolastique pratiquée actuellement dans ce domaine étant en elle-même contraire à toute éthique...

Cette stérilité est intimement liée à un fonctionnement bureaucratique de la recherche, très présent aussi en France : les sciences humaines  imitent les sciences de la nature avec une stupidité confondante, elles n'ont adopté que leur vocabulaire et leur bureaucratie (on a en philosophie des « équipes de recherche », « laboratoires », « ingénieurs de recherche » du CNRS...).

Mon analyse, a posteriori : cet état n'est pas l'effet de circonstances extérieures, dont la philosophie serait victime, c'est l'effet, continu, d'une étonnante pauvreté humaine et éthique (références et pratique de valeurs humaines), alarmante, qui est la seule et bonne raison pour s'inquiéter de l'état actuel de la philosophie. Et qui invite à retrouver de l'ambition pour la pensée, une ambition qui sera pour moi caractéristiquement éthique et sapientiale.

 

L'origine de la philosophie

Merleau-Ponty, qui échappait largement au rabougrissement que je dénonce et qui en a souffert, écrivait en 1953 dans son Éloge de la philosophie : nous avons perdu l'inspiration socratique, qui était essentielle à la philosophie.

Nous avons perdu en fait la question grecque sur l'excellence humaine, arêtê – la traduction usuelle par « vertu » est devenue obsolète. Elle n'est pas d'essence cognitive, même si le savoir y participe. Elle est l'affaire la plus importante de chaque humain, ce qui fait sa dignité.

Socrate pratiquait la philosophie comme méthode d'interrogation des sophistes et des politiciens : relativiser les savoirs et relativiser les pouvoirs. Nous avons totalement perdu cette inspiration, nous vénérons les savoirs et les pouvoirs, avec un aveuglement singulier pour les réalités concrètes et humaines. J'appelle cette attitude la « soumission symbolique » et je pense qu'elle est le fléau de notre société d'abondance. S'y oppose, radicalement, la « vie examinée » selon Socrate, qui est la seule valant la peine d'être vécue, la seule digne d'un humain, la seule vie véritablement humaine.

Les Stoïciens ont porté l'inspiration initiale de la philosophie à un accomplissement inégalé, me semble-t-il, en tout cas sur la question de la sagesse. Voyez les texte de Marc-Aurèle et d'Épictète dans les suggestions de lecture de cette conférence. Le « gouvernement de soi » chez les Stoïciens est la forme la plus classique de la philosophie comme conduite de vie, un accomplissement de la philosophie dans son idée initiale. L'authenticité éthique y fait système avec l'authenticité de la pensée : ne pas être gouverné par les autres, par leur opinion, car ils ne savent pas se gouverner eux-mêmes. La qualité humaine est rare et il faut travailler la sienne, pas l’image qu’en ont les autres.

 

La question de la sagesse

C'est une notion aujourd'hui oubliée et méprisée. Annoncer un cours sur la sagesse c'est beaucoup moins valorisant que sur un sujet technique ou un auteur quasi-incompréhensible. Il m'est même arrivé d'être moqué par un sociologue du CNRS (« on croirait entendre le Dalaï-lama » a-t-il dit – depuis, loin d'en être humilié, je fantasme sur les chiffres de vente de ses livres...).

La recherche d'une forme de sagesse est une constante des grandes civilisations, celle qui nous vient de la Grèce ancienne mais aussi celles qui sont nées en Inde et en Chine, et dont les valeurs restent actives – notamment parce que la question de la sagesse y a été moins systématiquement oubliée au profit de la fascination par la puissance technoscientifique.

Nous disposons de plusieurs sources de ré-vivification pour notre pratique de la philosophie, des sources d'inspiration et de rénovation pour la philosophie contemporaine, je voudrais en mentionner quelques-unes.

La pensée chinoise, Confucius et le Tao : les textes originaux accessibles sur le Web, en poche et en Pléiade, très bien édités ; les livres de François Jullien, contesté comme sinologue mais incontestable comme réanimateur philosophique (voir biblio). Les principales leçons de la pensée chinoise sont les suivantes : notre conception de la puissance et de son accroissement infini n'est pas la seule vision du monde possible ; la principale alternative est une conception du monde comme cycles et équilibres, en soi-même, dans la société, dans la nature.

Les livres de Krishnamurti, d'inspiration indienne mais de doctrine proche du zen : une autre façon de penser les problèmes de la vie que notre approche à partir de savoirs, les savoirs des « sciences humaines » notamment.

Le bouddhisme, le zen, les arts martiaux (le yoga aussi, que je connais moins) : comme pratiques, éthique et physique, pour redonner des dimensions perdues à notre conception incroyablement intellectualiste et désincarnée de la conscience et de la réflexion.

Attention : il ne s'agit pas d'un retour du « spirituel », et encore moins du religieux, cette inspiration ne renvoie pas du tout à une transcendance, une surnature. Tout au contraire : à une immanence, un retour au simple de l'immanence, par opposition aux transcendances abstraites, spéculatives, idéologiques ou dogmatiques, peu importe. C'est la leçon du zen ou tao : il n'y a rien à savoir, il n'y a pas de doctrine, il y a des pratiques et une recherche, une recherche d'authenticité en particulier. C'est la leçon aussi de Socrate, n'est-ce pas ?

Un moment particulier dans la philosophie du XXe siècle me semble mobilisable pour cette cause : Heidegger, philosophe évidemment condamnable par ses engagements politiques, et qui ne peut pas être un gourou (ce qu'il a cherché à être). Heidegger reformule la « question de l'être », qui peut être comprise comme un retour à l'authenticité du questionnement, une refondation de la philosophie dans le plus proche qui est aussi le plus difficile à penser : l'être, la présence des choses, la spécificité de la présence humaine dans le monde. Au-delà d'un antihumanisme affiché je crois qu'il y a en fait chez Heidegger une véritable éthique de la pensée : compréhension du niveau ontologique de notre appropriation dominatrice de la nature ; théorie de la résolution : l'authenticité qui permet de réellement vouloir ; théorie de la sérénité : un mode d'être, lié à la poésie (la parole la plus authentique), qui se caractérise par le « lâcher-prise » et la disponibilité pour « laisser-être » ce qui est. Je suis convaincu que le poète René Char, par exemple pense mieux que les laboratoires de sociologie du CNRS. (Remarque : les érudits ont établi l'importance des sources « asiatiques » de la pensée de Heidegger).

 

Les « philosophies de la vie »

Ces formes de philosophie non-scolaire constituent un mouvement qui est en train d'apparaître dans toutes les traditions culturelles, à la fois européennes et anglo-saxonnes, mais aussi au Japon par exemple. Il s'agit d'une philosophie qui est en prise directe avec les questions de toute personne humaine : la vie et la mort, le temps, l'amour, les valeurs, la beauté, la justice, etc., sous forme appliquée. L'objectif est la prise de position personnelle, et non pas rédiger une dissertation ou une thèse. Bien sûr, si on vise directement la fourniture de « réponses » on est dans une idéologie, classique, qui peut être de forme religieuse (référence à une transcendance personnelle), politico-sociale (préconisation de relations de domination/soumission) ou morale (dogmatisme de valeurs transcendantes). Mais ici l'objectif d'application est visé indirectement, par la transmission des moyens de réfléchir par soi-même aux questions de philosophie de la vie. Ce sont des outils – qui peuvent être des analyses venues de références, historiques (la vision stoïcienne de la mort, la théorie kantienne du devoir, la critique de l'intériorité par Wittgenstein...), mais pas nécessairement.

Il ne s'agit pas à proprement parler de « vulgarisation » d'un savoir, mais de transmission des outils pour constituer une sagesse personnelle (c'est ma conception et ma pratique de la philosophie). On est en fait dans un mouvement diamétralement opposé à celui de « l'éthique appliquée » au sens académique.

Une référence historique privilégiée pour ce mouvement : le « transcendantalisme » aux USA, au XIXe siècle, Ralph Waldo Emerson, Henry David Thoreau. Ce ne sont pas les fondateurs d'une école au sens universitaire, ils publiaient des livres accessibles et faisaient beaucoup de conférences (Emerson a professionnalisé cette activité de « philosophe profession libérale »). Leur notion de base est la self-reliance : pouvoir prendre appui sur soi-même, se fabriquer soi-même comme une personne consistante. C'est le manque d'authenticité personnelle qui ruine notre vie sociale, y compris domestique. On ne peut pas reconstruire en inculquant des valeurs de l'extérieur, en se souciant prioritairement des autres à travers une relation de domination/soumission. Mais seulement en partant de l'intérieur avec humilité, en s'éduquant soi-même. Thoreau propose ce que j'appellerais une loi des 2/3 : les 2/3 du changement nécessaire dans le monde je peux les faire moi-même, et souvent sans avoir besoin de sortir de chez moi.

Cette approche n'est pas sans lien avec certaines formes de philosophie française du XXe siècle. Je pense à Paul Ricoeur, philosophie de la personne et de son identité, et à Michel Foucault, dans ses derniers « dits et écrits » sur l'éthique du souci de soi (voir biblio).

Également sources de rénovation, venues du monde anglo-saxon : les éthiques du care (le soin). Je ne suis pas preneur des versions les plus courantes qui me semblent marquées par une idéologie pénible, le féminisme. Attachons-nous plutôt à la notion de soin de soi, qui a de solides racines chez Heidegger, Emerson et Thoreau notamment. L'auteur de référence est Harry Frankfurt : il parle de l'importance de ce qui est important, de ce dont on prend soin, de ce (et ceux) qu'on aime authentiquement (biblio – malheureusement pas traduit). L'idée est de réapprendre à prendre soin, en commençant par soi, et de se réapproprier ses attributions d'importance, ce qui signifie : réellement être.

 

La question de l'ethos

Me semble donc souhaitable dans la philosophie contemporaine un retour de l'ethos, en un sens renouvelé ou plutôt ressourcé par ses origines : pas les leçons de morale, les discours moralisateurs, les chartes éthiques et les comités d'éthiques, mais le comportement, habituel et délibéré, issu d'une réflexion informée et d'un choix résolu (de soi). C'est la définition de l'ethos chez Aristote, la sagesse pratique, la prudence, une forme de l'excellence humaine qui est aujourd'hui « hors champ » pour la philosophie. Elle se caractérise par la modération (traduite par « le juste milieu »), la « justesse », elle se rencontre en certains hommes plus qu’elle ne se définit dans l’abstrait (caractéristique de la sagesse), elle s’acquiert et se développe par des pratiques, qui deviennent une « (seconde) nature », pas par certains savoirs transcendants (comme le pensait le platonisme). L'éducation est capitale pour en acquérir les bases, l’expérience (la pratique) est indispensable pour en perfectionner la pratique.

C'est le but des exercices stoïciens, l'ascèse (exercices) constituant le soi consistant.

Comment adapter l'ethos de sagesse dans le monde contemporain ? Il le faut, car tout ethos dépend de son contexte culturel, d'un moment de civilisation. Le nôtre est caractérisé par la surpuissance technoscientifique, qui produit un monde d'abondance, matérielle et immatérielle. Ce n'est pas un environnement normal pour une espèce naturelle, il exige une adaptation, culturelle. Car il y a des paradoxes de l'abondance, qui nous maintiennent dans un déficit de maîtrise, de conscience, de résolution. Application à l'alimentation : l'abondance nous rend malade. Application à l'« l'information » et la distraction (TV) : les flux médiatiques éteignent les esprits. Généralisation : si la philosophie est la compréhension du réel permettant d'y vivre de manière authentiquement humaine, alors on doit exiger d'elle qu'elle nous conduise à un ethos pertinent pour le monde dans lequel nous vivons, celui de la surpuissance et de l'abondance. Mon idée est que cette demande est une demande de sagesse, ce dont la philosophie s'est détournée.

Pour cette adaptation de la question de la sagesse à la modernité, voici quelques modèles et outils, quelques ressources philosophiques.

Gandhi, qui a démontré à la fois le pouvoir du non et celui du refus de la violence. Éduqué à l’occidentale, avocat d’affaires en Afrique du sud, il réagit à des humiliations racistes individuelles, personnelles, et il intervient sur des injustices locales et concrètes. Le principe auquel il fait appel, en lui et chez les autres, est celui de la défense individuelle de sa dignité : porter plainte, refuser les règlements humiliants, c’est l’affaire de chacun dans chaque (micro) action. Ce sont des micro-actions de résistance à la soumission symbolique.

Ivan Illich, qui analysait dans les années 1970 les mécanisme de la désappropriation : ce qui devrait être des moyens pour l'épanouissement humain (l'abondance) est devenu contre-productif (les systèmes de transport, la médecine, l'école...). D'où la nécessité d'une réappropriation par la personne humaine des potentiels de la modernité. – Je suis convaincu que la philosophie peut être un outil irremplaçable de réappropriation : prise de conscience des contre-productivités, identification du besoin de self-reliance et d'ethos, fournitures d'outils intellectuels pour la self-reliance et l'ethos.

Les mouvements de « simplicité volontaire » ont pris le relais. Il s'agit d'un mouvement social, d'origine nord-américaine (se renseigner sur Internet). Il met en œuvre la composante principale d'un ethos de self-reliance, selon moi : l'humilité. En pratique : diminuer de manière personnelle mais radicale la consommation, vivre mieux avec moins, sans recette générale mais en repartant d'une analyse radicale de ses vrais besoins. Tel est le véritable « examen philosophique », qui n'est pas le commentaire d'un texte de Hegel...

 

Conclusion : objectifs et méthodes d'une éthique de la sagesse pour l'Homo Sapiens Technologicus

Deux objectifs, dans le cahier des charges de la philosophie :

1) Une sagesse ordinaire et pas héroïque. Pas une sagesse qui se voit, qui se célèbre et qu'on admire, mais une sagesse qu'on pratique et qui ne se voit pas. Ne pas considérer que seuls des individus exceptionnels peuvent être pleinement humains et « réussir leur vie », comprendre que le simple, le proche et les micro-actions sont l'essentiel de ce qui construit le monde et le soi.

2) Un mode de vie soutenable. Il se décline à 3 niveaux : pour l'individu – éthiquement, mais aussi psychologiquement, et aussi physiquement : une hygiène de vie (venue d'une philosophie de la vie) ; pour les collectifs – autre chose que les relations de domination/soumission, autre chose que la puissance et l'humiliation ; pour l'espèce, et pour la nature – juste survivre, et si possible dans une nature qui mérite encore ce nom.

 

Deux méthodes, au pouvoir universel, et limitées à ce qu'on peut faire tout de suite sans avoir besoin de rien.

1) L'humilité. Sa définition est très simple : c'est le contraire de l'arrogance – et la définition de l'arrogance est très simple : elle est partout (dans l'espèce, les collectifs et les individus), sous la forme ridicule de la vanité, mais aussi sous des formes réellement mal-faisantes, au sens propre. C'est la vertu clé de la sagesse ordinaire, totalement opposée à l'arrogance du héros et du donneur de leçons. Particulièrement important : l'humilité faisant système avec la résolution dans les micro-actions.

2) Refuser la soumission symbolique. Se réapproprier les instruments culturels, les savoirs et les savoir-faire, ne pas les laisser déléguer à des institutions, déscolariser la philosophie, faire de la culture un élément de subversion individuelle... ce que j'essaie de faire avec vous ce soir.

 

Conclusion de la conclusion :

- la philosophie reste une ressource d'utopie et d'action

- notamment si elle saisit aujourd'hui l'opportunité de cette notion humblement subversive : la sagesse.

 

Merci

 

Lectures

 

 

EMERSON Ralph Waldo, La Confiance en soi, et autres essais, trad. M. Bégot, Paris, Payot et Rivages, 2000

FOUCAULT Michel, Dits et écrits II, 1976-1988, Paris, Gallimard, 1994, (Quarto), 2001 : "L'éthique du souci de soi comme pratique de la liberté" (1984), 1527-1548 ; "Les techniques de soi" (1988), 1602-1632

FRANKFURT Harry G., The Importance of What We Care About, Cambridge U.P., 1988

GANDHI Mohandas K., Tous les Hommes sont frères. Vie et pensées du Mahatma Gandhi d'après ses œuvres (textes choisis), Paris, Gallimard (Folio), 1969

ILLICH Ivan, Œuvres complètes, vol. 1 (Libérer l'avenir [1971], Une société sans école [1971], Énergie et équité [1973a], La convivialité [1973b], Némésis médicale [1975]) ; vol. 2 (Le travail fantôme [1981], Le genre vernaculaire [1982], H2O, les eaux de l'oubli [1985], Du lisible au visible [1993], Dans le miroir du passé [1992]), Paris, Fayard, 2005

JULLIEN François, Un sage est sans idée, ou l'autre de la philosophie, Paris, Seuil, 1998

MARC AURELE, EPICTETE, Pensées pour moi-même, suivies du Manuel d'Epictète, ed. M. Meunier, Paris, GF-Flammarion

MERLEAU-PONTY Maurice, Éloge de la philosophie, Paris, Gallimard, 1953, repr. Folio

RICOEUR Paul, Soi-même comme un autre, Paris, Seuil (Points Essais), 1990

THOREAU Henry David, plusieurs petites livres : Le paradis à (re)conquérir, La désobéissance civile, La Vie sans principe, trad. T. Gillyboeuf, Paris, Mille et une nuits

STEINER Georges, Martin Heidegger, trad. D. de Caprona, Paris, Albin Michel, 1981, repr. Champs Flammarion, 1978

VATTIMO Gianni, Introduction à Heidegger, trad. J. Rolland, Paris, Cerf, 1971

 

 

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