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Le blog de Christophe Lamoure

Trois histoire de voiture

13 Avril 2009 , Rédigé par Christophe Lamoure Publié dans #Textes Bibli

 
Je roulais tranquillement sur une route dégagée, lorsque mon moteur se mit à avoir des ratés, puis l’accélérateur ne répondit plus, je freinais par prudence et m’arrêtais sur le bas-côté de la route. Celle-ci était déserte avec peu de circulation…Je n’entends rien à la mécanique et surtout à l’électronique, ma voiture étant équipée de la direction automatique, je ne me risquais pas à ouvrir le capot… Perplexe, je descendis et après avoir constaté que les pneus étaient en bon état, sans m’énerver, je réfléchis à la façon de me sortir de cette situation … J’étais en pleine campagne, le village le plus proche se trouvait à plusieurs kilomètres que je n’envisageais pas de faire à pied…J’entendis bientôt une voiture arriver et lui fit signe de s’arrêter, mais elle passa sans freiner et disparu… Le désappointement me fit ressentir une vive indignation, mais, sachant que cela n’aurait aucun effet sur les circonstances présentes, je

me détendis et réfléchis à ce qui était à ma portée et je me souvins que j’avais mon téléphone portable…Mais je ne connaissais aucun numéro de garagiste à appeler à mon secours…Il me restait une liste de numéros de personnes de ma famille, mais tous se trouvaient à une certaine distance, et je craignais d’avoir à les déranger dans leur travail ou occupations…Cependant, me disais-je, ils pourraient de leur côté, m’envoyer un dépanneur à condition que je sache leur indiquer l’endroit où je me trouvais, or, je ne voyais aucun panneau depuis les dernières agglomérations que j’avais traversées sans en retenir le nom…Comment me situer sinon sur un grand axe que j’avais traversé, mais à combien de kilomètres de là où je me trouvais, je n’en avais aucune idée, ni du chemin parcouru à partir de cette route à grande circulation…Le repérage devenait plus délicat ! Je n’avais pas de rendez-vous précis et personne ne m’attendait…Comment m’en sortir ? La panique commençait à me gagner ! Résolument, je m’assis dans ma voiture et attendis que mon anxiété se calma …Il était évident que d’autres voitures allaient passer : il était une heure où la circulation était encore normale… Je n’eus pas à attendre très longtemps, en effet, et la voiture suivante ralentis et me proposa de l’aide, enfin ! L’homme qui était à bord, une fois au courant de la panne, ne sachant pas plus que moi comment la réparer, me promis d’aller alerter le prochain garagiste…ce qu’il ne manqua pas de faire, et je vis arriver la voiture de dépannage près d’une heure après, alors que je recommençais à m’inquiéter…Mais les leçons d’Epictète étaient présentes à mon esprit qui restait calme, quasiment fataliste, sachant qu’aucune situation n’est jamais désespérée, et bénissant le Samaritain qui m’avait porté secours !... 


Une injustice


C’est une autre histoire de voiture, mais avec de surcroît, un intervenant d’assez mauvaise foi…J’étais à un péage et je n’avais pas de monnaie à portée de main ; mon sac était en bandoulière et coincé par la ceinture de sécurité. Je la détache pour ouvrir mon sac et atteindre ma carte de payement, et, craignant que la barre ne retombe avant mon passage, je passe au ralenti et continue tout doucement pour ne pas bloquer la circulation et remettre en place mon sac avant de raccrocher ma ceinture…Je vois des gendarmes sur le bord de la route qui me font signe d’approcher. J’obtempère avec le sourire, croyant à un contrôle d’identité…L’un d’eux s’approche et me donne l’ordre de me ranger sur le côté, ce que je fais aussitôt…Il s’approche et comme d’habitude, il me demande les papiers du véhicule que je lui fournis…Après les avoir regardés, il me demande de me ranger plus avant et de descendre de la voiture, tout en emportant mes papiers…Intriguée, je le suis : il me fait monter dans un fourgonnette de la police et il sort son carnet pour me verbaliser ! Surprise, je lui en demande la raison, et il me répond : « Vous n’aviez pas votre ceinture de sécurité et vous bloquiez la circulation »…Suffoquée, je tente de lui expliquer mon cas, mais il n’écoute pas et commence à griffonner son carnet d’amendes…J’essaye de parlementer et lorsqu’il me dit que cela me coûtera 90 euros et deux points de permis, je demande à voir son supérieur hiérarchique puisqu’il prétend suivre les ordres de celui-ci, qui entre temps, avait disparu comme par enchantement ! Sous la menace de payer plus cher encore si je refuse de signer, je signe et me soumets…Mais l’affaire me semblant assez caractéristique d’un comportement contraire à l’idée que j’avais de la police, j’écris à la Ministre de l’Intérieur du moment, que je connaissais, pour lui expliquer l’affaire qui nuisait, à mon avis, à l’estime du citoyen pour l’ordre public à travers le personnel d’Etat…C’est une secrétaire qui me répond …en ayant pris ses renseignements auprès du commissariat de la région…qui naturellement n’a pas désavoué son employé …La secrétaire, mettant son zèle en jeu, pense me réconforter en me disant que j’ai eu de la chance de n’avoir pas plus cher à payer !!! Je ne connaissais pas encore Epictète à l’époque, sinon je n’aurais pas eu tant de peine à laisser tomber toute intervention inutile… et à oublier cette injustice qui ne dépendait pas de moi…


Encore une autre histoire de voiture : je voulais sortir d’une place de parking,et reculait tout doucement sans apercevoir une autre voiture qui cherchait à se garer à ma place et qui avançait au ralenti…Nos voitures se heurtèrent légèrement et je stoppais aussitôt et descendit de voiture pour constater les dégâts éventuels, lorsque je vis une femme âgée sortir de l’autre voiture comme une furie et m’invectiver tout en caressant l’avant de sa vieille guimbarde rouillée qui ne pouvait avoir davantage de cabosses depuis longtemps !...Je ne vis même pas la fente que ce choc au ralenti avait occasionné sur ma propre voiture au pare-choc plastifié, et je tentais de la calmer, prête à m’excuser …mais ce fut elle qui m’ordonna de « foutre » le camp, alors que les torts étaient partagés…Mais, à cette occasion, le comportement recommandé par Epictète me revint en mémoire et je remontais tranquillement dans ma voiture et repartis, sans tenter un constat à l’amiable qui aurait été difficile avec cette personne déraisonnable.

Thérèse Lamarque (atelier du jeudi).

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